samedi 7 février 2009

ONALESITE !


Notre site est enfin disponible ! Ici : http://LeBlouson-Noir.fr Enjoy! L'équipe du BN

mercredi 31 décembre 2008

Effervescing Paintbox


Tout d’abord pourquoi ce drôle de nom ? Vous vouliez mettre le nom du groupe en rapport aux années soixantes (qui sont je le rappelle vos principales influences) , la LSD ,le psychédélisme et tout ça ou c’est juste une idée comme une autre d’avoir appelé le groupe ainsi?
C’est vrai que c’est pas un nom facile à retenir/prononcer… Mais il a du sens ! Prenez deux chansons de Syd Barett (leader originel acidulé de Pink Floyd), “Effervescing Elephant” et “Paintbox”, mixez, secouez, et voici “The Effervescing Paintbox” !
De plus c’est assez psychédélique comme image, et on a toujours eu cette idée d’associer la couleur et la musique, donc ça colle bien à notre groupe.

Vous vous êtes formés en 2005 si je ne m’abuse … Comment vous êtes vous rencontré et comment en êtes vous venu à jouer ensemble?
En fait on est tous amis depuis très longtemps (période collège), on a toujours été tous très intéressés par la musique, avec des goûts similaires, on s’est construit ensemble notre culture musicale.
Certains jouaient un peu dans leur coin, puis il y a eu cette période en 2005 où pas mal de groupes se formaient, effet Libertines notamment, et on s’est lancés !
C’est allé assez vite, on avait déjà quelques compos pour démarrer, et on a commencé à répêter, puis enregistrer et faire des concerts.

Première scène , bon souvenir ou à enterrer au plus vite?
Très bon souvenir ! C’était en septembre 2006, et on a eu la chance de faire un “vrai” concert dans de bonnes conditions : une assoc de Toulouse géniale, “La Chatte à la Voisine”,
qui organise des super concerts, avait beaucoup aimé notre première maquette, et nous avait proposé la première partie de deux groupes américains antifolk, Schwervon et Tobby Goodshank (ex Moldy Peaches).
Du coup la salle était pleine d’un public averti auquel s’étaient joints nos potes, et on s’en est vraiment bien sorti !

Ce qui vous caractérise au niveau de la musique c’est bien entendu votre son purement Pop… Autour de quel(s) album(s) vous vous êtes mis d’accord en disant “Voilà c’est ça qu’on va faire”?
C’est vrai que la démarche à la base est très pop, mais avec un arrière goût garage rock, d’où la diversité de nos chansons.
Notre modèle est le groupe de Liverpool… The Coral (pas les Beatles, intouchables), qui pour nous allie parfaitement mélodies pop, morceaux qui bougent, esprit 60s et son moderne. Leur premier album est une référence.
On travaille pas mal le son en studio, avec des boucles à l’envers, des petits instruments d’enfant, des coeurs, l’ajout de la trompette qui s’est fait très récemment…

Tu sais que je ne fais qu’écouter votre chanson “Circus of Love” en boucle depuis un petit bout de temps , c’est inhumain une chanson aussi mature à votre âge , la plupart des groupes qui arrivent a créer de telles mélodies sur de tels sons sont généralement plus vieux et ont une expérience déjà certaine…
Merci beaucoup ! Elle est bien représentative de l’esprit du groupe, avec une première partie très pop, et une fin garage avec un son plus gros.
On aime bien les chansons en deux parties, le challenge est de faire que deux parties différentes s’articulent quand même bien ensemble.
Elle est très inspirée par les Coral, notamment le côté cirque/foire.

Et cet EP prévu pour février ,vous pouvez m’annoncer la couleur, et me donner son nom?
Pas encore de nom, on y réfléchit… Ce qui est sûr, c’est qu’il va marquer l’évolution du groupe, surtout avec une chanson appelée “Heart Full of Stones”, clairement garage,
très influencée par nos amis du groupe suédois KILROY qui nous ont accueuilli lors de la tournée en Suède en mai dernier.
Il y aura trois autres morceaux, une nouvelle fois très différents les uns des autres, avec encore plus de trompette et de coeurs. Une sortie en 45T est prévue.

Un dernier mot?
Originaires de Toulouse, on vient de s’installer à Paris pour poursuivre l’aventure, des concerts seront rapidement annoncés, passez nous voir en live ou sur myspace/effervescingpaintbox !
Et merci à toi pour cette interview.

Bilox


On en parle un peu plus tous les jours au bahut de ce petit groupe, déjà parce que le batteur sèche les cours pour aller en studio, mais ensuite parce que ça envoie sec. Sans parler de prouesse musicale (n’oublions pas qu’il s’agit de punk) ces quatre-là ont une telle pêche (à vous arracher un sourire alors que le concert finit dans deux chansons, que dehors il pleut et que vous savez que vous allez devoir attendre, sans parapluie) qu’il nous semble problématique que leurs instruments tiennent encore en un morceau. Nous sommes aller à leur rencontre…

Vous êtes formés depuis 2005 c’est ça ?
Ouais2005/2004 en fait tout est partis de la rencontre de Gueguen (guitare) et Yules (basse) , on était alors en 3eme et on écoutait de la zik sur les bancs du collège, on était mignon putain (rires)
On a vraiment commencé le groupe avec l’arrivée d’Arthur au chant …

Pourquoi ce nom ?
Le truc c’est qu’on a pas eu toujours eu ce nom , à la base on s’appelait An Other Inside
C’est d’ailleurs le nom de votre EP « un autre intérieur »
Ouais c’est un petit clin d’œil. Mais bon pour en revenir au nom bilox, on cherchait un truc qui sonne plutôt américain donc on a eu l’idée de chercher dans une carte le nom d’une ville américaine qui pourrai être sympa et on est tombés sur Biloxi qui se situe juste à côté de la Floride. On s’est renseigné et on a trouver que c’est là où vivait une tribu indienne donc on trouvé çà cool. Le truc c’est que ça sonnait trop la rose donc on a jarté le « i »

Autour de quel disque vous êtes vous réuni pour vous dire c’est çà qu’on veux faire ?
Vu ce qu’on écoutait à l’époque je dirai sans hésiter Take Of Your Pants And Jackets de Blink 182 … Ouais je pense que c’est cet album et ceux qui rodent autour qui nous le plus influencés.

Parlez moi de votre premier concert…
10 000 personnes , on était à bloc !!Les Stones venaient de se faire jeter en faisant notre première partie…Non, on peux rêver en fait c’était au collège à la fin de l’année on venait de redoubler c’était punk,.. ouais un bon souvenir…

Bilox en quelques mots…
Magnifique ! Du jamais vu ! merveilleux ….. Putain vous êtes cons !YA PAS DE MOTS (rires)
Non sérieusement … pop/punk ,énergique… après on est la parce qu’on rigole bien, on est polis, sympa et voilà… Non c’est pas punk çà ! En fait on est des enculés (rires) …tu le note çà ?…(me voyant écrire) Merde !

Et niveau label…
C’est la merde on a trop de propositions , Sony, Universal…(rires). Non là le truc c’est qu’on est indé mais être signé n’est pas un objectif primordial, on va profiter de l’EP pour pouvoir démarcher c’est sûr et avoir un label c’est quand même un luxe donc voilà ça fait partie aussi de ce qu’on attend de l’ EP , çà fait longtemps qu’on se prépare et on en attend vraiment beaucoup…

T’as peut-être de l’info exclusive à m’accorder …
Tu veux savoir si je suis en couple ? Non pas là ,je suis le seul d’ailleurs depuis que Baptiste a rencontré une fille en forêt (rires)… non je pourrai te dire un truc mais c’est classé secret défense donc tu saura tout à la sortie de l’EP.


Fin de l’entrevue. Alors en répetiton, je m’attarde pour écouter l’EP qui sera enregistré dans les jours qui suivent…Je ne vous en dirait rien. Ecoutez l’album “Un Autre Intérieur” dont la sortie est prévue pour la fin de l’année (enfin un cadeau de Noël potable)
Je salue les musiciens, puis me retire.”Ils pourraient aller loin ceux-là”. Mon train est en retard, il pleut, mais devine quoi! Je souris…

dimanche 16 novembre 2008

Interview Laviolette.


Jules; chanteur de Laviolette ce jeune groupe issu de la scène parisienne extrêmement en vogue ces derniers temps, nous en dit un peu plus sur son groupe …


Avant tout Laviolette c’est deux copains : Jules (chant) et Ludo (guitare). Qui, en vacances à Narbonne tout frais sorti de prépa décident de monter un groupe. Rapidement un troisième membre s’ajoute aux deux confrères, Nico !
« On a très vite pensé à Nico pour le clavier étant donné que j’avais déjà joué avec lui auparavant » ! Qui cette année a quitté le groupe pour ses études; et est désormais remplacé par Tristan.
Laviolette est un groupe d’électro psyché rock avec des influences plutôt anglo-saxonnes, tel que The Strokes, Bloc Party ou The Klaxons. Leurs chansons ont des thèmes diverses et variés. Cela peut aller de : Meet The Guru qui parle par exemple d’une secte; à un gros délir erotico-décalée avec Scream My Name. On peut trouver également du
« bloodsuckers qui parle des suce boules ». Ou encore Let It Go plus sérieuse qui parle de tous les buts que l’on peut se fixer dans la vie et qui font avancer. Laviolette est une groupe hype de cette génération, ils sont donc amenés à côtoyer les autres nouveaux groupes phares de cette ‘Gibus air’ (scène initiée par notre cher Philippe Manœuvre) « on est très potes avec les Second Sex et les Napkins qui font de la musique très différente, on aime beaucoup les Dodoz aussi. »
Un nom de fleur comme blason cela peu paraître incongru et vous vous demandez peut-être d’où provient ce nom, la piste d’une rencontre dans un jardin botanique étant évoquée nous nous rendons tout de même vite compte que la raison n’est pas vraiment là. Ni pour un amour prononcé pour les fleurs d’ailleurs ! « C'est en fait le modèle d'une voiture. Personne d'entre nous n'a le permis alors ça permet de rêver » Au sein du groupe une totale osmose règne. Et à un after-show avec Laviolette la rigolade est au rendez-vous « c'est un peu n'importe quoi, on rigole énormémen. Ludo joue à guitare hero dans les backstage mais sans télé (dans le vide) et moi (nldr: Jules) je sais pas ... je bois et je pecho une mannequin. Non j'deconne ! ». Avec un but premier « se faire connaître à l'international ! ». Et c’est tout le mal qu’on leur souhaite !

Un dernier mot pour la fin ?

Flasque !

Maintenant vous savez se que vous avez à faire ... Rendez-vous sur leur myspace http://myspace.com/laviolettemusic

Chronique - Shane.




Shane, ou le talent
à l'état pur. Le groupe composé d'Alexis le chanteur/guitariste, de Thibault le bassiste, d'Antoine le pianiste et accordéoniste et enfin de Cyril le batteur se démarque de par sa musique entêtante et profonde.






Âgé de 17et 19 ans, ces jeunes hommes passionnés et exigeants poursuivent encore leurs études malgré leur ferme intention de percer dans le milieu. Crée en 2006; avec des influences telles qu'Eels, Muse, Arctic Monkeys ou encore les White Stripes il ne faut pas s'étonner de l'énergie débordante de fougue des Shane, accentuée par le caractère excité du leader à la fois auteur et compositeur de ce quatuor. Alexis nous explique leur relation au sein du groupe "Ça se forme ainsi: le batteur et moi même prenons les grosses décisions, maternant un peu les deux autres qui, lorsqu'ils sont encadrés, font des choses vraiment intéressantes et significatives." Ce qui paraît évident quand on connaît leurs parcours musicaux: "J'ai initié à l'âge de 8ans la guitare, Cyril à 6ans était déjà au conservatoire à jouer de la clarinette, de même pour le pianiste et accordéoniste Antoine et Thibault a commencé vers 13ans à toucher à tout : Piano, violon, guitare, basse." L'une des forces de ces jeunes talents est aussi d'avoir des textes particulièrement cohérents avec leur personnalité, par exemple Helicop avec son arrogance et son agressivité illustrant à merveille l'engagement du groupe contre les vices d'une société qu'ils estiment malsaine. Un passage de leur chanson Aviator II qui sortira prochainement sur myspace en est la preuve même: "Je voudrais mourir pour souffler, vivant dans un faux conte, pendant que des filles avalent sur les cassettes vidéos." Tout cela en anglais. On sent évidemment la mélancolie, la sensibilité à travers ces textes marqués par leur prose crue et mature d'un auteur exigeant. Sensation confirmée sur scène où les Shane visent la perfection grâce à la précision de leurs accords et de leur chant maitrisé à en faire pâlir plus d'un. Ou peut être est ce grâce à l'osmose qui règne entre eux et le public, d'ailleurs quand on parle public, Alexis nous explique avec modestie et ambition "A nos concerts, ça va de 14 à 30 ans. Mais c'est important d'avoir des gens de notre âge, on veut contribuer à guider notre génération vers un monde avec des gens lucides, conscients du mal qui les entoure." Mais la description qu'il fait d'eux sur scène est une bien meilleur raison: Sur scène, Shane est arrogant, prétentieux, prend de haut une génération qui se la pète de plus en plus sans rien faire." vous l'aurez sans doute compris, sur scène les Shane ne sont pas que rock'n'roll, et oui, ils possèdent un charisme fou, dont abuse Alexis en jouant avec les dents, en crachant sur le public ou encore en faisant des déhanchés androgynes car beaucoup de leurs chansons ont des connotations sexuels. Ce qui est néanmoins sûr, c'est que ça marche, à leur palmarès déjà trois tremplins gagnés haut la main. En signe de rituel, Alexis nous confit : " Je leur fais souvent signe, si on est derrière un rideau, qu'on va gérer." Et c'est le mot, ils gèrent détrônant tous les autres mais avec leur 5h de répétitions assidues par semaine et le travail personnel effectué chaque jour, c'est bien normal.

Vous comprendrez donc que je leur accorde toute ma confiance pour nous guider loin, très loin...



Interview plus complète à suivre.
http://www.myspace.com/weareshane

Critique "Call Me" - Lucas Sorel


Deux événements se sont produis ce mercredi 12 novembre : le grand retour de Noir Désir, mais aussi, et surtout, la sortie de la nouvelle tuerie de Lucas Sorel. Eh oui, ce jeune monsieur vise de plus en plus haut avec, cette fois-ci, un tube incontestable; le mythique Call Me de Blondie!
Il nous avait déjà éblouis avec Blood On Our Hands (Feat Laviolette) et Hot Shot, revoilà Lucas Sorel dans toute sa splendeur, reprenant Blondie avec brio, jeunesse et dynamise…

Une intro rock enlevée. Une partie instrumentale époustouflante. Une voix électrique... Voilà la recette de M. Sorel pour, encore une fois nous scotcher avec une bombe incroyable.
Ce morceau plus ou moins paradoxal : des riffs très rock soulevée par une voix très synthétisée, donne un résultat surprenant. Lucas Sorel modernise la chanson avec sobriété et originalité. Quoi qu’il en soit le tout est accrocheur. Car en plus d’être excellent compositeur, Lucas sait s’entourer à la perfection : Racha Kutuzowski (ex Jukebox Club) et Douglas Cavanna (I AM UN CHIEN) l’ont aidé pour la confection de cet opus éblouissant.

Vous l’aurez compris, il ne sert à rien d’attendre, dépêchez-vous d’allez écouter la version explosive de Call Me sur le Myspace de Lucas Sorel.

BoXoN


Noir. Les premiers accords résonnent parmi les cris des filles impatientes de savourer une prestation d’un BoXoN en forme pour ce soir de festival Bulles Zik. Après la Java et la Mécanique Ondulatoire dans le même mois, le groupe monte sur la petite scène du Gibus. Suite aux passages de Déviation, Kent et Docteur Krollspell, ce sont des Boxon très attendus qui mettent le feu à la salle.

Déjà des groupies pour ce groupe dont « la formation remonte à seulement un an », nous dis plus tard Valentin, le chanteur adoré de ces minettes. Nés le même jour dans la même maternité il y a dix-sept ans, Marlon et Valentin se sont un dit « On pourrait faire quelque chose qui sert vraiment à quelque chose, comme de la musique ! » Marlon commence à jouer de la batterie sur un jouet en plastique, puis les deux garçons commencent les « choses sérieuses » il y a environ un an en intégrant un bassiste et un guitariste « Matthieu et Jérôme on les connaissait depuis longtemps et naturellement on s’est mis à faire de la musique ensembles ».

BoXoN représente bien l’état d’esprit du groupe qui a voulu trouver un nom en rapport avec le désordre, le bordel « Au début, on s’était dit En Vrac, mais ça ne le faisait pas trop, puis on a trouvé BoXoN, qu’on aime bien parce-qu’on trouve que ça fait un côté cowboy, far west etc.».

Fanas de métal lors de leur jeunesse, les membres de BoXoN ont tous plus ou moins grandis dans un univers musical similaire, même si Valentin est plus adepte du folk de Dylan que du rock garage dont Matthieu raffole. Pour la composition des chansons, Matthieu donne la base rythmique, puis les autres greffent leur mélodie sur cette même base. « Pour l’écriture des paroles, on prend ce qui nous passe par le tête. Soit t’es énervé contre quelqu’un et t’en profite pour lui faire son compte, soit t’as un truc sur le cœur et ça te permet de te soulager… ».

Ayant entre autres The Brian Jonestown Massacre pour influences, BoXon est un groupe qui mélange avec art folk et rock pour donner un résultat étonnant d’entrain et de légèreté.

Précipitez vous vite pour les écouter sur leur site internet !



jeudi 6 novembre 2008

Second Sex - Petite Mort



On le savait déjà, ces quatre parisiens allaient faire sauter le tourne disque..."Petite Morte" le premier album des Second Sex comble et dépasse toutes nos espérances alors qu'on commençait à se demander si ce mouvement de "Babyrockers Parisiens" n'était pas en perte de vitesse avec le total silence radio des Naast qui n'ont pas su transformer leur "Antichambre" sur scène, de même pour les Plasticines avec leur "LP1". Les textes, alternativement en Français et en Anglais, nous restent dans la tête, tant mieux. En plus de leurs belles gueules, ces quatre là nous ont prouvé que la France n'était pas un pays dépourvu de bons groupes... En effet le son de cet album pourrait sans rougir concurrencer dans le top 10 de ce qui se fait de mieux actuellement de l'autre côté de la manche. Oui madame... D'ailleurs la sortie de ce disque a su se faire bien remarquer malgré le calendrier des sorties bien chargé de ces derniers mois (AC/DC, Dandy Warhols, Oasis..) En bref, un album typiquement punk/garage anglo-saxon, de bons retours sur scène, quatre beaux gosses parisiens dandys et branchés, des groupies, une petite dose de provoc', d'énergie et de rock'n'roll, le tout mixé au son agressif de telecaster et autres Les Paul... Dépasseront-ils la barre que les BB Brunes ont placée déjà très haut..?
Nous, on ose y croire.

jeudi 30 octobre 2008

Interview Minuscule Hey


Pour commencer, pourquoi ce nom, « minuscule hey » ?
Un peu par hasard à vrai dire. Trouver un nom est toujours une étape assez compliquée, nous avons donc opté pour une combinaison de mots choisis à l’aveuglette dans le dictionnaire. « minuscule hey » nous a paru bien sonner, et après coup il s’avère que c’est assez représentatif de la timidité maladive que nous partageons tous les deux.

Comment s’est passée votre formation ?
Ca fait à peu près 10 ans que nous faisons de la musique ensemble, nous avons fait partie de plusieurs groupes avec des personnes différentes avant de se rendre compte que c’était à deux que ça fonctionnait le mieux. Cette formule nous convient parfaitement.

Comment et quand avez-vous commencé à faire de la musique ?
Emily : J’ai commencé assez tard (à 17 ans) par prendre des cours de guitare pendant 1 an. Par la suite j’ai continué en autodidacte, et je suis passée à la basse au bout de quelques temps.
Laurent : Au départ j’ai fait de la batterie en école de musique pendant pas mal d’années. Je jouais aussi un peu de guitare pour composer mais c’est avec « minuscule hey » que je m’y suis vraiment mis, tout comme le chant.

Qu’est-ce qui vous inspire pour composer vos chansons, et d’ailleurs, qui les compose ?
Nous composons et écrivons à deux en partant d’un bout de musique de l’un ou de l’autre. Parfois nous nous inspirons de faits réels que nous modifions pour les rendre plus absurdes, plus «fantastiques». Il arrive aussi que nous nous servions de l’ambiance générale d’un film ou d’un livre que nous aimons comme un point de départ, un décor dans lequel nous mettons en scène des personnages inventés.

Vous êtes en pleine expansion… VOXPOP Mag parle de vous comme « LE » groupe Bordelais à écouter aux cotés des Kid Bombardos, vous faites plusieurs premières parties pour les concerts de The Do… Comment voyez-vous votre avenir ?
Nous voulons simplement continuer à faire un maximum de concerts, enregistrer des morceaux dont on soit fiers. A long terme, nous aimerions pouvoir vivre de notre musique pour pouvoir enfin y consacrer tout notre temps.

Vos chansons sont surtout basées de basse… Quelles sont vos influences majeures ?
Nous avons toujours été attirés par les artistes qui essayaient de sortir des chemins tous tracés, de n’être jamais là où on les attend, de faire une musique audacieuse tout en restant le plus accessible possible. Ca va des Beatles à Radiohead, Sparks et plus récemment un groupe comme Fiery furnaces.

Quelle opinion avez-vous sur le rock en France de nos jours ?
Il y a de très bons groupes de rock en France comme partout, ne serait-ce qu’à Bordeaux la scène rock est extrêmement prolifique. Le problème semble plutôt venir des médias et des maisons de disques qui refusent la nouveauté parce qu’elle représente une prise de risque financière et mettent donc toujours en avant les mêmes groupes qui font une musique rentable plutôt que créative. Maintenant avec internet et myspace les choses sont en train de changer…


Quelle évolution au sein du groupe a eu lieu depuis la sortie de votre 1er EP jusqu’à maintenant ?
Quand on a enregistré le 1er EP, on ne savait pas encore vraiment vers quoi on tendait musicalement ni quel genre d’univers on voulait créer. A l’époque on a simplement enregistré les quelques morceaux qu’on avait. Ensuite tout s’est mis en place naturellement, on a fini par trouver un son qui nous est propre et une esthétique qui nous correspond, entre autre par le biais des photos et des clips faits maison qui font partie intégrante de notre « travail ». Et puis au fur et à mesure des structures nous ont apporté leur soutien. Le tourneur Discobabel avec qui nous collaborons depuis un an nous a permis d’aller tourner en Angleterre et nous travaillons maintenant avec le label «Alienor » chez qui sortira bientôt notre nouveau maxi.

Vous avez des projets, des rêves ?
On rêverait de jouer avec les Fiery Furnaces et de travailler sur la musique d’un film de Michel Gondry ou de Terry Gilliam. Ca ce serait vraiment la classe.

Que peut-on vous souhaiter de plus que de la réussite et du bonheur ?
C’est déjà pas mal… un bon appétit peut-être.

Un dernier mot, pour la fin ?
A table !

Merci à Emily et Laurent d'avoir pris le temps de répondre a nos questions... Minuscule Hey sort un nouvel EP le 8 novembre, rendez-vous sur leur myspace !

lundi 20 octobre 2008

Lucas Sorel


En terminal ES, Lucas n'a vraiment pas envie de finir sa vie dans un bureau « ca me saoule déjà d'être le cul sur une chaise alors je m'imagine encore moins passer ma vie dans un bureau.Ca me ferait vraiment chier de faire autre chose que de taffer dans la musique électronique alors bon ».

Lucas commence à mixer dès l'âge de 12 ans « En lisant un magazine, en fait j'ai vu qu'on donnait des cours de mix près de chez moi, ca m'a tenté... ». Et à partir de là, Lucas ne s'arrête plus « j'ai arrêté pendant un an puis j'ai recraqué après a la base j'ai crée un blog y a un an et demi à peu prés ca a pas mal buzzé donc je me suis dis qu'il était temps de si remettre ». Un énorme buzz en effet grâce à son blog « lepetitprince1 », un buzz que Lucas n'arrive pas à expliquer lui-même « J'suis parti d'un truc à la con en fait. Le but était de toucher le plus de gens possible avec des sujets varié Je ne m'attendais pas à un tel succès (et aussi vite) alors j'ai redirigé le truc sur moi et j'ai commencé à balancer des DJ SET et ca a plu ».

Effectivement, ça a plus !« Je me suis fait repérer par mes DJ SET que je mettais en 2007 sur le net et on m'a conseillé de composer etc... car y avait un truc derrière ». Et effectivement, ce truc derrière, il y'en a un ! Ecoutez donc Blood out Ours hands et vous m'en direz des nouvelles ! Lucas ne travail pas avec n'importe quoi ! « J'enregistre tout en studio. Je choppe des sons un peu partout, les découpes avec mon mac et quand je vais à Paris, compose en studio.J'ai la chance de m'être fait repérer par quelques gros trucs alors du coup les studios sont de qualité »

Grand fan de Rock, il rêve d'un public plutot semblable à celui de Justice ou Daft Punk qu'une ambiance clubbin « L'ambiance est ultra désinvolte, les gens volent de partout etc.. c'est un peu le rêve de tous en ce moment ». Mais Lucas attends d'être au top avant de se produire en public, ne faisant que des soirées privées pour l'instant, il attend d'avoir plus de morceaux derrière lui pour monter l'échelons au dessus «Je vois pas l'intérêt d'aller faire le con en boite en passant des morceaux autres que les miens, faire le dj ne m'interesse pas tellement.».

Talentueux et perfectionniste, Lucas, éternel insatisfait, prend son temps et ne veux pas bâcler ses projets « Tout est sur internet et seulement en écoute. Je fais des maquettes le temps de finir mes études puis me lancerai dans l'album l'année prochaine . JE prends mon temps, le but est avant tout de faire un truc de qualité tu vois et je suis jeune et pas pressé donc bon, j'ai tout mon temps. » Pour l'instant, ses morceaux se comptent sur les doigts du bonne paire de mains.

Il y'a un morceau dont tu es plus fières que les autres ?
« Pas spécialement, je reste un éternel insatisfait ! »
Et la satisfaction pour toi, ce serait quoi?
« De pouvoir vivre d'un truc qui me plait »

Lucas n'a donc qu'un objectif, pouvoir vivre de sa musique. Après quoi, peut être peut-il rêver d'un éventuel duo avec The Hives, MGMT, Late of the pier, Justice, Rolling Stones...Quoique à savoir, que Lucas est un immense admirateur de Chantal Goya, il vous en dira plus ;) ! Lucas a collaboré avec d'autres artistes tels que Laviolette ou Jukebox club pour ses morceaux.

Attention à ne pas catégoriser la musique de Lucas qui se démarque bien de tout style particulier..Sa musique, sa personnalité fait de lui une de ses personnes unique qui sort de tous ces rangs préconçus.

« Profiter un maximum et faire kiffer les gens. C'est le plus important je pense ! Je veux pas d'un truc banal, t'as qu'une vie c'est fait pour profiter. Pas envie d'une vie dans un bureau etc... je bouge trop pour ca. »

Voilà ce que Lucas veux, et c'est à travers sa musique qu'il veut y arriver
Derrière cette âme de rockeur ; grand fan de The Doors depuis toujours, Velvet Underground, les Clash, des Sex Pistols se cache le talent electro qui va en secourir plus d'un. Filez vite ici écoutez ses tueries : http://www.myspace.com/suck_my_beat

Citron In Fire


Alors tout d’abord pouvez-vous vous présenter pour que ce soit un peu plus clair ?
Moi c’est Vincent, 21ans, chanteur et guitariste rythmique du groupe et co-auteur des paroles.
Louis, batteur des Citron In Fire, 20 ans.
Moi Baptiste, bassiste (Oui mes parents ont fait exprès de choisir ce prénom..), 22 ans.
Vincent : Je me présente pour Marc parce qu’il est absent.. Marc, 20 ans, guitariste solo, co-auteur des chansons.
Louis : Merde il a déjà 20 ans ?
Vincent : Ouais enfin non c’est le 12 son anniversaire ! C’est bon j’ai un cadeau… !

Et maintenant, pourquoi avoir choisi ce nom un peu bizarre, « Citron In Fire » ?
Vincent : Ben en fait en était on seconde au lycée Bon Secours de Perpignan, et puis on s’est dit « Hop ! Faisons un groupe ! », mais on ne trouvait pas de nom… Alors un copain de l’époque a sorti un paquet de chewing-gum « … » (pas de pub !) au citron, et on s’est dit pourquoi pas, Citron, c’est classe ! Puis plus tard en cours de latin, vu qu’on écoutait beaucoup du Colour Of Fire et d’autres groupes en « Fire », on s’est dit Citron On Fire… Et comme on des rebelles (rires), on a fait une petite faute, et hop « Citron In Fire » !
Louis : En fait on avait trouvé le nom du groupe avant même de le former… !
Vincent : J’vous rassure on a essayé de changer mais nos milliers de fan n’ont pas voulu ! Et si Baptiste avait été là depuis le début, il n’aurait pas accepté…Mais en anglais ça ferait Lemon On Fire, ce qui était totalement moche à l’époque, tout comme maintenant !
Baptiste : Oui mais je m’y suis fait et maintenant j’aime bien.

Bon, comment avez-vous débuté avec la musique ?
Louis : Justement après avoir trouvé le nom, genre quelques jours ou semaines après, on a subitement voulu former un groupe… Un par un on a dit de quel instrument on voulait jouer… Evidemment j’ai répondu le dernier et il ne restait plus que la batterie (rires) !
Baptiste: Et moi pendant ce temps je ne connaissais aucun de ces énergumènes, et j’apprenais la basse en jouant dans un groupe avec des potes.
Louis : Personne n’avait aucune notion à part Vincent.
Vincent : Et encore, je jouais juste depuis un an à peu près…

Et vous avez tous les mêmes influences ou votre musique est un "mix" des influences de chacun?
Vincent : Pour ce qui est de moi et Louis, je pense, plutôt une même histoire de la musique… On a commencé tous les deux par tout ce qui est U2, Nirvana, Noir Désir tout ca, plutôt dans le rock, le ton est très vite tombé dans du plus actuel, Losprophets, Incubus, on est vite devenus fans en fait, mais en même temps ca se comprend, on se connait avec Louis depuis la grande maternelle… On était « obligés » d’avoir à peu près le même socle… Je me trompe ?
Louis : c'est à peu près ca ouais ! mais en 3 ans c'est vrai qu'on a plutôt évolué niveau son. pour les autres, Marc était plutôt punk mais écoutait aussi pas mal ce qu'on écoutait nous : My Chemical Romance, les Muse, etc.
Vincent : Et pour ce qui est de Marc, vu que je parle pour lui, c'est plutôt des influences plus pop punk, punk, ce qui apporte la touche un peu plus old school… !
Baptiste : Moi c’était plus métal voire trash mais on a beaucoup d’influences en commun avec Vincent Louis et Marc !

Dans vos chansons, vous parlez de quelque chose en particulier ? Il y a un message que vous aimeriez faire passer ?
Vincent : Ben avant c’était plus sur des trucs personnels, j’ai pas mal écrit sur mes relations amoureuses. Mais le nouveau Citron In Fire, ce sont plutôt des histoires urbaines, ce qu’on observe des relations qu’ont les gens entre eux… « Hit on A », comme le titre ne l’indique pas (rires), parle en fait d’un mec qui se sent emprisonné, comme tout un chacun pourrait le vivre, et il en a marre… En gros il a envie de la jeter !
Louis : C’est un peu ça oui, faut dire qu'au départ on a commencé avec des chansons en anglais autant funny (« You ») que déprimantes (« Things »), on nous a même dit lorsqu'on est carrément passé au rock français qu'on faisait du rock dépressif. Donc après on est revenue au bon rock'n roll anglais avec plus une mélodie dans les paroles que des paroles longues et aussi intellectuelles que Jean-Paul Sartre… Plus spontané qu’autre chose.

Donc vos chansons ne sont pas autobiographiques ?
Si si, quand même un peu. On écrit pas sur ce qu’on n’a pas vécu, on en parlerai mal je crois.

Parlez-nous de cette « renaissance » du groupe…
Louis : Déjà pour les chansons en français c'était un peu du n'importe quoi, autant une chanson pouvait ressembler à du Déportivo, autant une autre pouvait avoir un passage à la Pod (néo métal) ou encore une intro à la Blink 182; donc en gros on a pas mal discuté, on est surtout revenu aux origines, à ce qu'on faisait au début (genre "You", très Hushpuppies) mais en plus.. Mieux.
Baptiste : En fait moi perso je ne pense pas que ça soit une renaissance, mais plutôt une évolution…
Louis : On est passés du français à l’anglais, le son a changé, maintenant on es plus Arctic Monkeys, The Wombats, Stereophonics etc…
Vincent : C’est sur… C’est plus rock et anglais, y’a moins de textes… Plus nous quoi ! Notre prochaine chanson, qui sortira fin octobre, est beaucoup plus chantée, et moins rentre-dedans… Y’aura beaucoup plus de place à la basse et au chant, en gros ! Ou en maigre, as you want !

Et qu’est-ce qui vous a fait « prendre conscience » qu’il fallait changer ?
Vincent : On avait envie de bouger sur scène je crois.
Louis : En fait, on s’est quasiment pas vus pendant deux ans, donc je pense qu’on a eu le temps de réfléchir à ce qui n’allait pas.
Baptiste : Mais maintenant on se retrouve tous ensembles, à habiter juste à coté et supers motivés !

Parlez-nous des relations que vous entretenez…
Vincent : Perso, ce sont mes meilleurs amis… Moi je connais Louis depuis 15 ans et Mark a plus créché chez moi que chez lui ces quatre dernières années… Et Baptiste c’est la cerise sur le gigot…
Louis : Notre ancien bassiste n'était pas bosseur et nous a lâché en 2006 sur un concert… Et là on a trouvé un bosseur, avec des fiches pour chaque chanson et tout et tout ! C’était mignon avec ses notes au stylo BIC…

Vous mentionniez un de vos concerts… Racontez-nous de vos meilleures et moins bonnes expériences sur scène…
Baptiste : Les concerts c’est la meilleure partie !
Louis : En gros, à chaque fois y’a Vincent qui dit qu’il l’a raté… Et Mark qui, en concert, dit « Oh j’ai chié mon solo », et le refait…
Vincent : Oui c’est vrai en fait je ne suis jamais satisfait mais c’est ça qui est bien !
Louis : Mais avec le public ça c’est toujours bien passé, malgré les erreurs et les pépins, les gens ont toujours été là, et ça c’est quand même cool…


Vous avez fait beaucoup de concerts déjà ?
Vincent : Dans le département, oui, pas mal ! On a assez écumé toutes les salles de Perpignan… Il nous manque juste LA grande salle de Perpi, le mythique ‘Mediator’, mais c’est tout.
Louis : En trois ans je dirai une trentaine mais c’est surtout là à l’automne qu’on va en faire de manière intensive !

Il y a-t-il une salle ou vous rêveriez de jouer ?
Louis : La Flèche d’Or je pense, c’est vraiment mythique !
Vincent : Moi la grande salle du Médiator à Perpignan, car je serai fier de jouer là où j’ai vu tous les concerts de ma jeunesse… Ce serait un peu la ‘consécration’ dans le département, pour nous !

Et en général, vous partagez la scène avec d’autres groupes ?
Louis : ouais, toujours ! On a déjà partagé la scène avec quasiment tous les groupes de Perpignan…
Vincent : Le meilleur c’était Rose + Citron In Fire + The Servant !
Louis : Ah ouais, on avait fait une première partie avec eux… On manquait encore de pratique, mais l’ambiance était folle… En gros, le genre de concert qui te booste !

Je change de sujet… Maintenant que vous en êtes satisfaits, comment considérez-vous votre musique ?
Louis : Pour ma part, je la trouve très anglaise.
Vincent : Non, moi je me dis que c’est une musique qui met la pêche quand on va à la plage.. Une musique que je n’ai pas peu de mettre à fond dans me voiture !
Louis : Une musique rock, quoi… Un truc qui bouge ! Enfin, on l’éspère…

Vous êtes jeunes alors comment vous faites avec les études… ?
Vincent : On fait. On se démmerde.

Vous êtes en quoi ?
Vincent : histoire !
Louis : deuxième année de Sciences-Po.
Baptiste : Moi informatique, et Mark lettres classiques.

Spirituellement, la musique ça représente quoi pour vous ?
Louis : sans musique, tu te suicides. C’est mieux que le sexe et le chocolat.
Vincent : exact. Si je deviens sourd je me suicide aussi. Ma mère m’a dit un jour, ‘tu vois il y en a qui naissent avec un don, toi tu sais entendre le juste du faux, ca te fait un don, utilise-le…’ Et les autres c’est pareil. Si Louis n’avait pas le rythme, il ne jouerait pas de batterie et on n’existerai pas ! Enfin, moi c’est ce qui me fait lever le matin.
Louis : Oui, moi aussi. Avoir du son en vélo ou dans le métro, rien de mieux…
Vincent : Et MacDo, si j’y crève pas c’est parce qu’il y a de la musique !
Baptiste : La musique, c’est le quotidien.
Louis : Y’en a qui peuvent pas vivre sans Dieu, eh bien nous c’est la musique.

Donc, pour vous, ‘music is religion’ ?
Louis : bah ouais, on y croit !
Vincent : Moi j’ai un totem avec une statue de Brandon (ndlr : Brandon Boy, chanteur d’Incubus) et un tapis de pierre… (rires) Moi j’vais à la masse dès qu’on branche les amplis.
Baptiste : En même temps à la messe y’a de la musique aussi !
Louis : Ah ouais... Pas cons les catholiques !

Vous voulez vraiment faire de la musique votre métier ou c’est d’abord vos études ?
Vincent : Ben Louis privilégie les études, et c’est pour ça que compte le remplacer (rires)… Pour les autres, la musique avant tout.
Louis : sérieusement, pour l’instant c’est un hobby mais si ça marche on en faut notre vie.
Vincent : Sauf que toi, on sait que tu finiras Sciences-Po quoiqu’il arrive. Moi si ça marche, j’arrête tout.

Donc, à l’heure d’aujourd’hui, on peut vous souhaiter… ?
Vincent : D’être riches !
Baptiste : Avec du champomy (rires) !
Louis : Une salle remplie ?
Vincent : Oui, plus sérieusement… Que ça marche assez pour nous permettre de faire des concerts partout. Juste de quoi pouvoir nous déplacer et aller dans des villes où on nous connait et où tous les soirs, ben c'est la messe…

Avez-vous des projets quelconques ?
Vincent : Jouer partout, jouer avec des bons groupes qui nous montrent la voie et nous motivent, nous faire la main… On cherche maintenant des salles où jouer !

Un dernier mot ?
Baptiste : Citron.
Louis : Kamoulox.
Vincent : Emobody.

Merci aux Citron n Fire pour le temps qu'ils nous ont accordé..
Le groupe est en tournée, et fera nottament des dates avec Laviolette le 20 novembre à Paris, le 20 décembre avec les Panik Angelik à Perpignan.. Plus d'infos sur http://myspace.com/citroninfire




mercredi 17 septembre 2008

Interview de JYM



Pour commencer, c’est une question qui doit beaucoup revenir ! Pourquoi avoir choisi ce nom JYM ?
Maxime : C’est vrai que c’est une question qui revient souvent mais c’est normal me diriez vous.
Nous voulions un nom court, facile à prononcer dans toutes les langues et qui sonne à l’international. Au final à force de gratter des notes sur un bout de papier, JYM est ressorti de la masse. Ce nom nous a tous plus et il nous a permis au passage de faire un clin d’œil à Jim Morisson, le chanteur des Doors, un groupe que nous affectionnons tout particulièrement.

Et donc, JYM ça a commencé comment, où et quand ?
Maxime : Le groupe s’est formé au début de l’année 2006. J’ai commencé à répéter quelques chansons avec Yann (batterie), que je connaissais depuis le lycée. J’avais aussi l’habitude de faire de la guitare avec Julien (guitare solo), je lui ai proposé de se joindre à nous, ce qui l’a accepté sans perdre de temps. Yann de son côté, jouait déjà depuis longtemps avec Jean-Charles (basse), un duo basse-batterie qui n’en était pas à ses premières répétions. Jean-Charles est venu faire des essais avec nous tous et le courant est tout de suite passé.
Par la suite, une belle rencontre avec Franck, qui a posé sa voix sur les chansons et il ne nous a pas laissé le choix dans nos mots : Putain ! Tu as une voix incroyable ! Une très bonne musicalité et une polyvalence assez déconcertante. La dernière pierre est venue se poser sur l’édifice JYM. C’est à ce moment là que JYM est véritablement né…

Vos influences, c’est plutôt quoi ?
Maxime : Du rock des années 70’s à celui d’aujourd’hui, en passant par le funk et le jazz.
Chacun a des influences différentes et variées…c’est une question assez délicate à chaque fois qu’on nous la pose car nous sommes tous influencés par des groupes et des genres différents.
Après je pense qu’il y a des groupes qui nous réunissent, notamment Radiohead, Led Zeppelin ou encore The Doors. Après dire que cela influence notre travail, je ne sais pas trop…souvent c’est le public qui arrive à répondre à cette question car je pense que nous n’avons pas assez de recul sur nos chansons.

Comment définiriez-vous votre musique ?
Maxime : Du rock teinté de funk et de Jazz…du Pop/Rock ou Rock indé s’il fallait mettre une étiquette FNAC.
Yann : JYM est basé sur le principe de créer une musique personnelle basée sur les sensibilités et les goûts de chacun des membres tout en essayant de se rapprocher du grand public. JYM est un vrai groupe sans leader. Nous empruntons plusieurs univers sans se disperser et de tomber dans le cliché.

Vous avez toujours voulu vous lancer dans la musique ? Il y a eu un déclic en particulier (un film, un livre, un de vos proches, un artiste, une chanson…Etc.) ?

Maxime : Nous faisons de la musique depuis tout jeune donc nous avons toujours voulu nous lancer dans la musique. JYM est une évidence…
Yann : Certains ont commencé dès 6 ans, d’autres s’y sont mis plus tard mais cela n’a pas d’importance, nous avons su trouver notre son et notre style. C’est ca le déclic, quand tu as trouvé « ton » son et ton groupe. Après…


Sinon, comment se passe la composition de vos chansons ?
Maxime : On se réunit et on joue. En général, j’apporte des petites idées, une sorte de brouillon qu’il faut mettre en forme. Sinon parfois on Jam et des chansons en ressortent…nous n’avons pas de règles établies, chacun apporte sa touche à une chanson que chacun peut ramener.
Yann : Nous avons qui est lancée à la base. Puis nous la développons, soit en improvisant et en synthétisant par la suite les idées développées, soit individuellement, chez nous de notre côté.


D’où vous vient l’inspiration ?
Maxime : Je n’arrive pas à l’expliquer et ce qui m’intéresse c’est qu’elle soit là et qu’elle ne nous lâche pas.

Une chanson dont vous êtes le plus/ le moins fiers ?
Maxime : Moi j’ai une préférence pour The Tenth Avatar et Parisian Gilded Girl. Car l’une est puissante et l’autre me fait vibrer à chaque fois.
Yann : Franchement, il faudrait demander au public… chaque titre à son importance.


De quoi parlent vos chansons ?
Maxime : Il faudrait aller loin dans les explications pour dire de quoi parlent nos chansons…on y parle de tout et de rien, de la mort et du rêve, de la recherche se soi, mais ce ne sont pas des textes engagés. Pour en savoir plus rendez-vous sur notre site www.jym-music.com.
Vous pourrez y trouver les traductions des textes…

Vous avez déjà acquis une certaine expérience scénique, quel a été selon vous le meilleur concert que vous ayez fait jusqu’à aujourd’hui ? Et le pire ?
Maxime : Pour moi le meilleur concert que l’on n’ai fait est celui de la Scène Bastille le 29 mars 2008. C’est le plus aboutit et celui sur lequel j’ai le plus pris mon pied.
Yann : Le meilleur en termes d’intensité est notre concert au Réservoir en août 2007. Nous n’avons jamais été aussi déchaînés sur scène. Le moins bien serait notre premier live, effectué dans les locaux d’un IUT. On était coincés...


Une salle ou une ville que vous rêveriez de faire ?
Maxime : L’Olympia et les Eurockéennes de Belfort.
Yann : Le royal Albert hall bien sûr c’est la classe internationale. On peut dire aussi Wembley ou le Hollywood Bowl…




JYM en live ça donne quoi ?
Yann : JYM c’est du rock subtil et puissant à la fois, où chaque instrument est exploité. On essaye de communiquer au mieux notre passion. On n’hésite pas à communiquer avec le public.
Maxime : Vous nous le direz quand vous viendrez nous voir…

Comment ça se passe avec le public ?
Yann : Très bien, on arrive à se rapprocher de tous les publics, du rap aux puristes 70’s. C’est ça notre force. On espère pouvoir encore plus développer ce concept vraiment intéressant.
Maxime : Pour le moment, nous n’avons pas eu à se battre avec et n’avons jamais reçu de pastèque sur la figure, donc ça se passe bien…non, nous avons toujours un bon accueil à chaque concert.

Une anecdote à nous raconter sur le groupe ?
Yann : On a joué une fois dans un haut lieu de la société française nommé le Maxim’s. C’est une expérience inoubliable tant les artistes étaient traités avec respect (sic).
Maxime : On y était mal à l’aise et faut dire que ce n’est pas trop notre milieu, le branché chic.

Sinon, est ce qu’il y a un artiste que vous adorez tout particulièrement ?
Maxime : The Doors est un groupe que nos aimons tous, chacun plus que d’autres…

Et un duo de rêve ça serait avec … ?
Maxime : Faire une première partie d’un grand groupe serait pour déjà une bonne chose…peu importe après. Pourquoi pas les Rolling Stones…soyons fou !
Yann : Mars Volta ou Led Zeppelin.

Des projets à venir ?
Maxime : Des concerts à partir de la rentrée et pendant toute l’année 2009.

A l’heure d’aujourd’hui que pourrait-on vous souhaiter ?
Maxime : De réussir un projet qui nous tient tous très à cœur.
Yann : De continuer à se faire plaisir et à faire plaisir au public. C’est le principal.

Questions perso :


Si tu ne devais garder qu’un seul CD dans ta discothèque, se serait le quel ?
Maxime: The Mars Volta « the Bedlam in Goliath »
Yann: “One Hot Minute” des Red Hot Chili Peppers.

Un CD inavouable dans ta disco ?
Maxime : Et non…
Yann : Renaud Hantson

Un talent caché ?
Yann : La photo

Un mot pour la fin ?
Maxime : Merci
Yann : Votez JYM

mercredi 27 août 2008

John Sushi & The Bastards


Je rencontre Victor (chant) et Léonard (guitare/voix/clavier) des John Sushi & The Bastards entre deux concerts du festival La Garden Nef Party... cadre qui se prête bien à une interview d'un groupe comme les John Sushi, intéressant, parfois même étrange...


Pour commencer, les John Sushi c’est qui ?
D’habitude on ne répond pas trop…

Ah, pourquoi ça ?
Parce-que c’est secret, le nom John Sushi est secret…
Léonard : Chacun a trouvé une partie du nom, c’est un assemblage de plusieurs choses… Au final ça a crée John Sushi & The Bastards.

Et concrètement…?
C’est l’âme du groupe en fait !

La formation des John Sushi, ça s’est passé comment ?
On avait déjà des groupes avant, chacun de son côté… Et puis comme on était tous potes au lycée on s’est mélangés

Qu’est-ce qui vous a poussé à faire de la musique?
Léonard : L’argent.
Victor : Et les filles.

Quelles sont vos influences ?
En gros, Les Who, Noir Désir, The Doors, The Strokes, Pink Floyd, Johnny Cash…

En moyenne vous avez quel âge?
Dix-huit ans à peu près.

Donc vous êtes jeunes… Comment vous faites pour associer la musique et les études ?
Victor : Moi les études, c’est fini, faut demander à eux…
Léonard : Ca va, on a le temps pour faire les deux !

Et toi Victor, qu’est-ce que tu fais l’année prochaine ?
Je ne fais rien… Année sabbatique-musique !

Et vos parents ils en pensent quoi ?
Victor : Moi je n’ai pas de parents. Je suis né comme ça, tout seul. Jésus.

Vos débuts, ça s’est passé comment? Qu’est-ce que vous avez fait pour vous faire connaitre ?
Victor : Moi je suis arrivé il y a juste six mois, donc fait demander à Léonard…
Léonard : On a commencé par des petites scènes locales de Bordeaux, l’Inca, l’Hérétique… Ensuite on a eu des bons contacts et on a fait des première parties assez biens, les Hushpuppies, les BB Brunes… L’année prochaine on fait la première partie des Shades . C’est de faire des premières parties comme ça dans des grandes salles de Bordeaux qui nous a fait connaitre.

Justement, avec quels groupes avez-vous déjà partagé la scène ?
Les Sterlings, etc. Tous les groupes de jeunes de Bordeaux, en fait.

Quels sont vos meilleurs, et vos moins bons souvenirs sur scène ?
Le guitariste qui arrive en retard de 25 minutes, on a été obligés de commencer sans lui…
Le meilleur souvenir c’était à la Rock School Barbey, très bonne ambiance… Du coup après, les filles à poil et tout…

Vous comptez vivre de la musique ?
Léonard : Non.
Victor : Oui.

Vous avez déjà fait la première partie des BB Brunes et bientôt des Shades… Est-ce que le monde dans lequel ces groupes sont vous intéresse ?
Non… Si on tombe dedans, on tombe dedans, mais on ne fait rien pour y arriver.

Il parait que Claude Sitruk s’intéresse à vous…
Oui, il a du flair...!

De quoi vous parlez dans vos chansons ?
On parle de nous, des potes… On est égocentriques ! On dédicace nos chansons aux autres membres du groupe, il y en a sur le batteur, il y en a sur le guitariste… (Rires). Sinon on parle des casses-couilles !

Qui est-ce qui compose tout ça ?
Léonard : C’est moi. En fait je fais les chansons avec le batteur et ensuite on arrange ça tous ensembles.
Vous avez des projets?
Oui, on enregistre un album et on sort un single EP en novembre!

Pour conclure vous diriez quoi ?
Foune.


Les John Sushi & The Bastards joueront le 28 novembre à la Rock School Barbey de Bordeaux en compagnie des Shades et Second Sex!
Certaines de leurs chansons et toutes leurs infos sont disponibles sur leur myspace : http://www.myspace.com/johnsushibastards !
Anna / Le Blouson Noir.

Mad A Gaspard


Mad A gaspard. Ce groupe Parisien/Montpellieren composé d'Andy, Johary, Théo et Tim, produit un rock/funk oroginal et entrainant. Interview d'Andy, chanteur/guitariste d'un petit groupe plein d'avenir...


Tout d'abord où, quand et comment s'est formé le groupe?
Alors le groupe c'est formé quand on était en seconde, c'est à dire il y a 4 ans de ça maintenant (pouf déjà!) à l'occasion de la fête du lycée qui se préparait.

Et d'où est venue l'idée du nom du groupe ?
Oh ben en fait on devait trouver rapidement un nom pour pouvoir participer a cette fête du lycée et on était à court d'idée…, jusqu’à ce qu'une amie trouve Mad A Gaspard en "hommage" à Madagascar du fait qu'on est 3 malgaches dans le groupe.

Quelles ont été les artistes/groupes qui vont ont influencés dans vos compos ?
Alors, au début, on faisait que des reprises, et c'était surtout du Jimi Hendrix, Ben Harper, ça c'est les 2 premières.

Les deux premières ?
Disons les 2 plus grosses influences du début, après ça s'élargit énormément : Police, tété, etc.

Avec quels autres artistes par la suite ?
J'en est trop en tête j'arrive pas a les choisir.

Sinon comment se passe la composition de vos chansons?
Et ben il n’y a pas vraiment de truc précis en fait… On part sur une base (un riff, des accords) qu'un des membres trouve, dessus chacun y met sa p’tite "personal tuch" et Théo s'occupe des paroles.

Et votre première scène c'était où, comment ?
Ben notre première scène c'était la fête du lycée en 2004 je pense, c'était peut être aussi mon meilleur souvenir de concert, pas au niveau technique ni sonore (on débutait en groupe) mais au niveau de l'ambiance…

Justement, quel a été le moins bon souvenir? Ce concert vous a t'il aider à avancer a mie vous faire connaitre etc.?
On était dans les environ de 1500 personnes quand même! Disons que tout est vraiment parti de là.
Comme on a vraiment kiffé jouer, on a continué, on a continué a se voir, pour jouer et vraiment en tant que potes aussi, et c'est aussi qui fait que ça dure.

Bon, et vous parlez de quoi dans vos chansons ?
Les textes sont très légers. Pour les paroles en fait c'est vraiment écrire sur le moment d'un ton assez léger. .. Des paroles vachement inspirées d'Hendrix.

Et pourquoi avoir choisi de composer en anglais ?
On part aussi du principe que c’est plus facile d'écire en anglais parce-que plus facile à faire sonner déjà, et plus difficile à décrypter aussi, et puis ça laisse les gens se concentrer sur la musique, la partie qu'on préfère. Parce qu'il faut savoir qu'au début, c'était 2 mn de paroles, et 10mn de solos…

Y a-t-il une ville où vous aimeriez jouer, particulièrement?
Ben c sur que le pied pour moi en tout cas c'est Paris, et c cool qu'on ait l'occasion d'y jouer, mais après, n'importe où, tant qu'on peut jouer assez longtemps et prendre du plaisir avec un bon publique réactif.

Et une autre, où vous n'aimeriez pas aller ?
Euh...Marly Gaumont? (marre des gens qui m'appellent Kamini dans la rue).


Si Mad A Gaspard pouvait faire un duo de rêve, ce serait avec... ?
Ah je pense que ça serait différent pour chacun de nous. Mais moi je dirait... (réflexion prolongée...) Herbie Hancock...mon héros du moment.

Dans votre discothèque, s'il y avait un CD à garder, ce serait lequel ?
Euh moi ça serait l'air de rien de Tété, le premier cd que j'ai apprécié du début à la fin, et que j'écoute sans me lasser, pleins de bon souvenir avec ce cd…

Et le CD dont tu ne dévoilerais la présence à personne ?
Ah ben à moins que tu ne t'appelles personne…

En quelques mots, tu te décrirais comment ?
Euh...mmm.. euh... et encore mmmm (ça fait 3 mots !).

Et votre âge, en moyenne?
18ans, 19ans cette année sauf le batteur qui a 1an de moins que nous.

Vous favorisez plutôt la musique, ou les études alors ?
Ah ben moi je suis en études de musique donc y pas trop de choix à faire…

Et un after-show avec mad A gaspard, c'est comment ?
"All you dream about baby" ;) … Nan c ben fête, encore chansons, et encore fête et dodo.

A choisir, Londres ou Paris ?
Je ne connais pas assez Londres pour choisir mais à l'aveugle, j'dirais Londres quand même.

Des anecdotes à nous raconter sur le groupe ?
Volontiers ! Théo si tu grattes, il est noir à l'intérieur.

Tu nous éclaires sur ça ?
En fait, le seul non malgache du groupe, est en fait un malgache de l'intérieur....pourquoi on sait pas trop mais c'est lui qui le revendique !

Ta chanson préférée ? Ta chanson d'amour ? Ta chanson triste ? Ta chanson gaie ? Ta chanson d'espoir ? Ta chanson de la mélancolie ?
Préférée: Walking on the moon (Police)
Gaie: don't worry be happy (véridique)
Nostalgique: Picture Of Jesus (Ben Harper)
Amour: sexual healing (Marvin Gaye)
Triste: welcome to the cruel (encore Ben Harper).

Et sinon, vous avez beaucoup de groupies à vos concerts ?
On a jamais assez de groupie aux concerts.

Aujourd'hui, de quoi rêveriez-vous pour votre carrière ?
D'une section cuivre!!!! Je suis persuadé que ça pourrait faire groover un max les chansons et donner quelque chose de différent et super cool.

Et vous avez des projets en vue ?
Pas vraiment, on a notre concert à la loco, mais dans la mesure ou on est séparé (2 à Paris et 2 à Montpellier) c'est toujours difficile de prévoir, mais dès qu'on se réunira une fois pour toute, on forcément des objectifs plus clairs.

Vous nous tiendrez au courant ?
Vous serez les premières informées !

Pour finir, quelques mots sur tes gouts.. Ton film préféré ?
Moi ça sera la cité de Dieu (Sur les favelas au Brésil).

Le moment le plus embarrassant de ta vie ?
Trop embarrassant !

Le mot ou l'expression que tu dis tout le temps ?
taille de (histoire d'emporter un peu de Montpellier avec moi) !

Quelque chose que tu ne pourrais pas sacrifier pour ta carrière ?
La famille!!

Pour conclure, un dernier mot ?
Merci pour nous avoir fait l'honneur de ce premier interview, j'me sens déjà grandi !
Et expérience à renouveler avec plaisir dans quelque temps, si notre situation a évolué d'ici là…


Pour tout savoir sur le groupe Mad A Gaspard, reportez-vou sur leur myspace : http://www.myspace.com/madagaspard !

Déviation


Je rencontre Déviation sur l'Ile de Ré, où le groupe passe ses vacances et donne de nombreux concerts... Une ambiance détendue dans un snack à touristes... La bonne humeur est quand meme là, très présente chez Louise, Amélie, Victor et Etienne, quatre musiciens vraiment prometteurs...


Déviation c’est quoi pour vous ?
Victor : C’est un groupe et la famille... En fait Louise (guitare) et moi (Victor, batterie) on est frères et sœurs, Etienne (basse) est notre cousin et Amélie (chant, guitare) et Etienne sont ensembles.

Quelle est l’origine de ce nom, « Déviation » ?
Louise : On a trouvé un panneau « déviation » devant chez nous, et on s’est dit c’est pas mal « déviation», le jaune, tout ça... Aussi, ça montre bien qu’on a tous des influences différentes, et bien sûr, ça a rapport avec les déviances sexuelles.

Et justement quelles sont vos influences ?

Louise et Amélie écoutent pas mal de blues, Victor est plus électro…
Louise : On est quand même à un carrefour musical, parce-qu’on est très attirés par la musique passée, le vieux rock, les années 70 tout ça… Et de l’autre côté il y a aussi tout ce qui se fait aujourd’hui et qui est vachement bien !

Comment avez-vous commencé à faire de la musique ?
Etienne : Mes parents m’ont forcé…
Louise : Nos parents nous obligeaient à aller à nos cours de piano.
Amélie : Moi j’ai fais dix ans de guitare classique !

Et après ce parcours pas très rock, qu’est-ce qui vous a poussé à en faire ?
Louise: C’est papa ! Non mais forcément, en ayant été bercés par les Beatles et les Stones…

Si votre musique était une personne… ?
Une personne schizo et un peu bizarre !

Votre référence absolue c’est qui ?
Louise : The Who.
Etienne : Les Beatles.
Victor : Moi aussi c’est les Who, évidemment…

Qui compose dans le groupe ?
Louise : C’est moi, en partie. On commence à travailler de plus en plus ensembles, parce-que moi j’arrive moins bien à travailler toute seule.
Amélie : En général elle arrive avec le squelette, et après chacun fait un peu sa partie dessus... !

Vous avez fait beaucoup de scènes ?
On monte sur scène depuis 2005, on a du en faire une soixantaine à peu près, sans compter celles de cet été, donc en tout on a du faire dans les quatre-vingt concerts.
Amélie : Moi j’suis arrivée, et direct on a fait Gibus, New Morning, Elysée Montmartre... J’me suis dit « ah il est cool ce groupe » ! (rires)

Et quels sont vos meilleurs et vos moins bons souvenirs de concerts ?
Le moins bon c’était Au P’tit Bonheur, ça faisait deux mois qu’on n’avait pas joué ensembles, on pensait qu’on savait encore jouer tous les morceaux et puis une fois qu’on est arrivés sur scène on s’est rendus comte qu’on ne savait plus du tout les jouer… Et Louise, sur qui on comptait beaucoup parce qu’elle est quand même un gros « pilier », n’a pas réussi à nous soutenir comme elle le faisait d’habitude, disons qu’elle s’est un peu effondrée ce soir-là, on s’y attendait pas et donc c’était de la merde.
Victor : Moi j’ai bien aimé le Festival de l’Oh !…
Amélie : Moi aussi j’ai bien aimé, mais les gens en face un peu moins! (rires)
Etienne : Mais le mieux c’est pas les concerts c’est les road-trips... Il y a une date qu’on a faite à Reims où l’on garde notre meilleur et notre moins bon souvenir… On est allés là-bas en bagnole et quand on est arrivés on nous a dit que le concert était annulé… Après on nous a proposé d’aller jouer dans un appart’ pour un anniversaire, ce que l’on a volontiers accepté, c’était vraiment cool, on a dormi bourrés comme j’sais pas quoi !

Votre endroit préféré pour faire la fête ?
A l’unisson : La Pergola ! Une boite à l’Ile de Ré !
Amélie : Ou dans la cuisine de Louise et Victor…

Où vous voyez-vous dans dix ans ?
Dans les soirées privées…

Quels sont vos projets futurs ?
Enregistrer un EP !

Qu’est-ce qu’on pourrait vous souhaiter ?
Bonne chance ?

Un dernier mot pour finir en beauté ?
GUSH !

Déviation se produira au Gibus le 27/09, au festival Le Zèbre de Belleville le 27 octobre, et à Joinville-Le-Pont le 29 novembre... Pour plus d'infos et pour écouter leur musique: http://www.myspace.com/deviationrock !
Anna / Le Blouson Noir

samedi 2 août 2008

Interview The Glums.



Tout d’abord, où quand et comment s’est formé le groupe ?
La première rencontre est celle de Julien et moi au lycée Emile Duclaux à Aurillac, après avoir refusé une première fois de monter un autre projet Julien a fini par accepter la seconde. Puis j’ai rencontré Florent, et Julien a proposé à Chloé (basse) de venir jouer avec nous. Après un an de concerts, Chloé partant étudier à Bordeaux nous a quitté. Nous avons donc proposé à Grégoire de nous rejoindre, qui n’est autre que le frère d’un ami, Victor du groupe Xanthine.


D’où vient ce nom The Glums ?
A la base on devait s’appelait les « Sceetles », puis nous avons opté pour un nom plus discret. Ce nom vient d’une petit histoire entre nous, il se trouvait qu’au début ma voix était légèrement triste, et le nom anglais de la chose était « glums ».

Vous êtes encore tout jeunes, quel age avez-vous ?
Julien a presque 20 ans, Florent et Grégoire ont 20 ans et Baptiste 21.


Vous continuez vos études, ou vous vous lancez entièrement dans la musique ?
Bien sur que nous continuons nos études. Nous ne voulons pas finir back liner (intermit). La musique est avant tout une passion que nous prenons au sérieux.

Quelles sont vos principales influences ?
Nous sommes surtout influencés par la pop anglaise donc les Beatles, Oasis, Kinks, Supergrass, belle and sebastian… Mais aussi par des groupes américains comme les Brian Jonestown Massacre, EELS, BRMC, Ben Kweller…

Vos cinq chansons préférées ?
Shakermaker (Oasis), Chain Gang of Love (The Raveonettes), Whoever you are (Brian Jonestown Massacre), Happy Accidents (Alamo Race Track), Driving Song (The Jessica Fletcher)


Pourquoi avoir choisi de chanter en anglais et pas dans votre langue d’origine, le français ?
Tout simplement parce que nos influences sont anglaises. Je pense que les gens accordent trop d’importance aux paroles (simplement pour s’identifier), ils n’écoutent pas la mélodie. S’ils ne comprennent pas ce que l’on dit, ils devront alors s’imaginer leur histoire à travers la mélodie. Baudelaire disait « peu d’homme sont doués de la faculté de voir », je pense que « peu d’homme sont doués de la faculté d’entendre ».


De quoi parlez vous dans vos chansons ?
Elles racontent mon point de vue sur de nombreux sujets (sex, les Jacky tuning, et les problèmes de tout le monde).


D’où vous vient l’inspiration ?
L’inspiration est instantanée. Rien n’est calculé.


Comment se passe vos compos ?
C’est Baptiste qui compose tout chez lui et ensuite un travail de groupe se fait en répétition.
Vous avez déjà une petit expérience scénique, selon vous quel a été le meilleur concert ?
Nous en avons deux. Le premier était un festival où l’on a pu partager la scène avec le groupe parisien Brooklyn et le second lors d’un tremplin régional avec le groupe Quidam.


The Glums sur scène ça donne quoi ?
Ca donne quelque chose d’assez spécial, un mélange de douceur dans les mélodies et d’énergie. Ce n’est pas un show comme on peut en voir beaucoup aujourd’hui, on veut vraiment que les gens apprécient la musique et non le spectacle.

Quel public aimeriez-vous toucher ?
Les passionnés et les connaisseurs.

Des projets à venir ?
Sortie de l’EP 8 titres « Good Morning People » en septembre, Concerts (12 Sept. Fairfield Café - Toulouse / 1er Nov. Double Six – Lyon/ tba El Inca – Bordeaux ) …

À l’heure d’aujourd’hui, que pourrait-on vous souhaiter ?
La réussite dans nos études, une belle vie avec une femme (à tout faire bien sur !), le nombre d’enfants désiré par chacun d’entre nous (Donc environ 5/6 pour Grégoire la gratouille), et éventuellement une carrière musicale.

Un dernier mot ?
Merci les poulettes ! Beau boulot et belle initiative de votre part. Continuez comme ça. A très bientôt sur Paris avant notre envol pour les States.



Merci aux Glums d'avoir répondu à nos questions ! En attendant la sortie de l’EP en septembre, le single « Coral » est en écoute sur leur myspace : http://myspace.com/theglums.

mardi 22 juillet 2008

Interview Welling Walrus


Tout d’abord, qui sont les Welling Walrus ?
Les Welling Walrus…Nous sommes 4…avec un projet et une volontée commune..
Une grosse envie de se faire plaisir… et pourquoi pas de réussir a construire quelque chose de bien…

Comment votre aventure a-t-elle commencé ?
A la suite d’une soirée chez un ami commun, clément est venu me demander si je voulais monter un groupe avec lui, j’ai dit oui. 3 jours après Clement a amené francis et moi richard et voilà…La premiere repetition a été le 29 septembre 2007.

Y’a-t-il un groupe qui vous à donné l’envie particulière de vous lancer dans un groupe ?
Personnellement ce fut le groupe Arctic Monkeys. Ce groupe m’as même amené a aimé le rock car avant j’écoutais majoritairement du Rap !

Avez-vous des influences particulières ?
Des groupes pop anglaise m’ont aidé a apprécier les jolies mélodies comme les Beatles, Oasis d’autres aide a trouver de l’énergie comme les Libertines, Dirty Pretty Things, Kings Of Leon, et d’autres inspire l’écriture comme les Strokes et les Arctic Monkeys.

Pourquoi avez-vous choisi de chanter en anglais ?
Je pense tout simplement car la musique que nous aimons se joue et s’écrit de l’autre coté de la manche. Et peut être également pour une question de pudeur, c’est plus facile de se cacher derrière la barrière de la langue plutôt que de tout déballer ce que l’on a l’intérieur de façon plus brut...

Justement, votre groupe s’étend-il en dehors de la France ? Ou avez-vous justement un projet à l’étranger ?
Non, le groupe ne s’étend pas encore à l’étranger mais le groupe est jeune on a le temps encore de s’agrandir. Mais cette idée ne me déplait pas. Partir et vivre de la musique seraient quelques choses d’incroyables.

Comment considérez-vous votre musique ?
Notre musique pour moi se résume à une personne qui aurait la tête dans les étoiles mais les deux pieds bien sur terre.


Comment ont été vos débuts ? Votre premier concert, votre premier morceau, vos premiers fans ?
Nous avons fait notre premier concert dans un bar à Lyon avec le groupe PM’s Better… C’était très excitant mais trop court! 5 Morceaux ça passent vite… (rire)

En Avril dernier vous avez sorti votre premier EP. Comment tout cela s’est-il passé ?
Nous avons enregistré ce CD grâce au chanteur des PM’s Better qui est ingénieur du son ! Nous avons enregistré la batterie en une après midi… pour les autres instruments on allait chez Jérémie pour faire les différentes prises !
Ensuite des personnes s’étaient chargées du design de la pochette et hop à l’impression... Mais nous avions fait uniquement 100 tirages !

On pose souvent les questions du « pendant l’EP » , mais nous aimerions savoir aussi « l’après EP ». Après sa sortie, quels résultats attendiez-vous et quels sont ceux que vous avez obtenu ?
Nous avons enregistré cette Ep dans le but de pouvoir proposer au public et au professionnel quelque chose de correct ! Et l’Ep c’est plutôt bien vendu, les gens ont eu l’air d’apprécier donc c’était vraiment super !

Quel âge avez-vous en moyenne ?
Alors, pour être précis :

Richard (basse) 15ans
Francis ( lead guitare ) 18ans
Clément (batteur) 20ans
Mathieu (chanteur- guitariste) presque 20ans...

La musique. Une passion ou un métier ? Vous comptez vous investir totalement dans votre groupe ?
Pour le moment c’est une passion, mais c’est clair que si nous avons une opportunité nous allons la saisir ! Mais il ne faut pas faire non plus n’importe quoi et penser aux études car on est conscient que c’est dur et qu’il existe beaucoup de groupes tres talentueux qui ont les mêmes rêves !

Vous êtes de la scène rock Lyonnaise. Justement, niveau musique, comment est le public Lyonnais ?
Nous n’avons pas vraiment de point de comparaison car pour le moment nous avons fait qu’une seul date à l’extérieur et c’était à Dijon !
Mais l’accueil a toujours été bon enfant !

Et une ville où vous rêveriez de jouer ?
Pour ma part ce serait le festival Glastonbury, le monde, les drapeaux et groupes mythique ca fait rêver…

Si il n’y avait pas la musique vous seriez quoi ?
Surement triste, seul et suicidaire… (rire)

Et comment vous voyez vous dans 10 ans ?
Mon objectif de vie quand on y pense n’est pas très compliqué car il se résume a être heureux donc Inchallah comme on dit chez nous… (rire)

Vous avez des projets à venir ?
Nous allons enregistrer notre second Ep grâce a l’aide du jeune label lyonnais HonneyPie records ! Et pour l’année à venir s’exporter un peu plus de la ville de Lyon ! Et Egalement la sortie d’un clip !

Un dernier mot pour la fin ?
« les deux pieds sur terre, la tête plein de Tar… »


Merci à Mathieu des Welling Walrus d'avoir pris le temps de répondre a nos questions.. Leurs chansons sont sur leur myspace ! (http://www.myspace.com/wellingwalrus)